L’abbaye

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Cité monastique (1101-1792) Fondée en 1101, la plus grande cité monastique d’Europe décline son élégante architecture dans la blancheur calcaire de la pierre de tuffeau.

Un monument ambitieux érigé par Robert d’Arbrissel, qui donna le pouvoir aux femmes en choisissant dès l’origine de placer une abbesse, souvent de sang royal, à la tête de cet ordre double (moines et moniales).

A l’origine, l’abbaye de Fontevraud est composée de 4 monastères : Grand-Moutier (vie quotidienne des moniales), Saint-Benoît (infirmerie), Saint-Lazare (accueil des lépreux), La Madeleine (refuge pour ‘femmes repenties’).

(Parallèlement, l’ordre essaime rapidement sur un vaste territoire : en moins d’un siècle, une centaine de prieurés se fondent de l’Angleterre à l’Espagne.)

Toute son architecture témoigne de la vie quotidienne des religieuses. Le cloître, les dortoirs, le réfectoire, sans oublier les énigmatiques cuisines romanes.

Quatre gisants : Aliénor d’Aquitaine y vécut ses dernières années, son fils Richard Cœur de Lion s’y fit inhumer aux côtés de son père Henri II Plantagenêt et Isabelle d’Angoulême, épouse de Jean-Sans-Terre.

Tombeau des rois d’Angleterre mais aussi pensionnat des filles de Louis XV, l’Abbaye de Fontevraud se distingue par ses liens étroits avec la royauté.

Cité pénitentiaire (1804-1963) Après la révolution française, l’Abbaye est transformée en prison centrale. Les premiers prisonniers, hommes, femmes et enfants, arrivent en 1814. La centrale de Fontevraud en a accueilli jusqu’à 2000, et elle est réputée la « plus dure de France après Clairvaux ». Les détenus y travaillent dans des ateliers de serrurerie, de tissanderie, de rempaillage de chaises, de taille de boutons de nacre…

Pour les prévenus de droit commun, comme pour les prisonniers politiques, les conditions de vie y sont particulièrement rudes, avec une mortalité d’un prisonnier sur sept. Au XXème siècle, Fontevraud a notamment accueilli entre ses murs des résistants, dont certains ont été fusillés.

Cité contemporaine (1964-maintenant) Lieu clos et fermé durant un millénaire, l’Abbaye aspire désormais à s’illustrer comme haut lieu de vie culturelle en privilégiant les échanges et les contacts. La cité contemporaine se déploie dans les sept quartiers qui constituent l’Abbaye de Fontevraud. Ils permettent de faire vivre ensemble des activités artistiques, économiques et résidentielles, mais aussi de favoriser la rencontre de tous les occupants de Fontevraud. Avec une ambition : expérimenter une forme de « vivre ensemble » fondée sur des valeurs partagées. Arts visuels et cinéma d’animation, débats de société, conférences et promenades historiques, musiques et spectacles organisent la vie de Fontevraud. Si bien que venir à Fontevraud, c’est se promener dans son histoire, mais aussi assister à des spectacles familiaux, des concerts de musique classique ou actuelle, découvrir des œuvres d’artistes contemporains à travers des expositions et des installations ; ou encore participer à une conférence d’actualité ou d’histoire, organisée en partenariat avec le journal Le Monde ou le magazine L’Histoire.

 

Certaines parties du texte sont issues de www.abbayedefontevraud.com